Exposition

Biographie

Qu’ont en commun le bronze, la tôle, les clous, le bois, le métal forgé, la pierre, la peinture à l’huile, le raffia et les fils de fer ? Pour le commun des mortels, rien mais ils sont, pour Eddy Mbikulu, sculpteur congolais, des matériaux qu’il affectionne tout particulièrement et une véritable mine d’or pour ses créations.

Né en 1971, sa carrière d’artiste débute en 1991. Il devra cependant attendre l’obtention de son graduat à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa au sein du département sculpture, huit ans plus tard, pour véritablement se faire un nom.  

Virtuose dans l’art de combiner différents matériaux en réalisant des soudures ou autres collages, il confère une âme à ces objets hétéroclites de récupération. Il travaille aussi sur les volumes et les couleurs, ce qui n’est pas sans rappeler les assemblages cubistes ou dadaïstes. Ses sculptures prennent régulièrement la forme de masques, posés sur des plaques, des toiles ou simplement libres. Il faut aussi garder à l’esprit qu’Eddy Mbikulu excelle également dans le domaine de la peinture. 

Il puise en partie son inspiration dans la nature, le quotidien de la femme ou encore la philosophie bantoue où le « muntu » a une place centrale et au sein de laquelle tout pouvoir est caractérisé par la sacralité.

Ses œuvres sont une ode à la liberté, au mystère et à l’émotion. Malgré l’hétérogénéité des matériaux, une grande cohérence se dégage de ses œuvres que ce soit par les sujets traités ou l’identité africaine, qui reste une thématique centrale dans le parcours de cet artiste qui brise les codes.